Le Point : Les Français contre la disparition du département sur leur plaque
Principaux chiffres de l’enquête : 38 % de Français déplorent cette disparition parce qu’ils considèrent “cette mention utile pour identifier et connaître les autres [NDLR : autres départements], organiser des jeux avec [ses] enfants”. Par ailleurs, 33 % se sentent “attachés au numéro de leur département” alors que seuls 7 % approuvent la disparition du numéro pour éviter que “les automobilistes de certains départements soient la cible de moqueries et de mauvais comportements”. Enfin, 22 % se déclarent “indifférents à cette suppression”.
Une décision “technocratique”
Localement, la Picardie et la Franche-Comté arrivent en tête des régions hostiles à la disparition des numéros des départements avec 91 % d’opposants, si l’on en croit cette fois les déclarations des internautes d’ Auto Plus . Interviewé par le magazine, le député UMP des Bouches-du-Rhône, Gérard Mallié, initiateur du collectif d’élus “Jamais sans mon département”, dénonce une décision technocratique.
Le nouveau système d’immatriculation des véhicules (SIV) n’entrera en vigueur que le 1er janvier 2009. Selon le ministère de l’Intérieur, l’objectif consiste à établir un fichier national des immatriculations plus fiable que le système actuel. En clair, Michèle Alliot-Marie veut assurer la bonne distribution des PV, alors qu’aujourd’hui un sur dix arrive à la mauvaise adresse.
L’attachement au numéro du département sur la plaque minéralogique montre à quel point une autre réforme, celle de la suppression des départements, envisagée par les députés UMP à la suite du rapport Attali , pourrait susciter l’hostilité des Français et des élus si elle devait être mise en oeuvre.
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