M6 : nouvelle plaque d’immatriculation : rien n’est joué

Jamais sans mon département
Rien n’est joué. A priori, ce sera un F (pour France), deux lettres, trois chiffres, encore deux lettres, et enfin, à l’extrémité droite, deux derniers chiffres pour identifier le département. Problème : l’apposition des chiffres du département serait facultative. Pire : les numéros seraient illisibles à distance de sécurité. Tel est en l’état le projet de nouvelle plaque minéralogique présenté par le Ministère de l’Intérieur.
Mais c’est sans compter la mobilisation d’un collectif de 203 parlementaires intitulé “Jamais sans mon département” et qui présentaient vendredi un projet alternatif de plaque. Leur objectif : le maintien obligatoire et lisible du numéro de département. Leur initiative se fonde sur une forte adhésion populaire : 71 % de Français souhaitent en effet conserver leur numéro de département.
C’est une question de “territoire et d’histoire”, affirment ces résistants qui n’oublient pas de rappeler l’aspect ludique et éducatif de la présence des deux chiffres départementaux. Car après tout, qui n’a jamais joué à scruter les plaques pour reconnaître les départements sur la route des vacances
Rappel du nouveau système d’immatriculation
Vous pourrez faire immatriculer votre véhicule n’importe où sur le territoire, et pas obligatoirement dans votre département de résidence. Si vous déménagez dans un autre département en conservant votre voiture, vous ne serez plus obligé de faire modifier son numéro. Enfin, si vous achetez une voiture d’occasion déjà immatriculée avec le nouveau système, vous conserverez le numéro du véhicule.
Ce système d’immatriculation a déjà fait ses preuves chez la plupart de nos voisins européens, comme l’Allemagne, l’Espagne ou encore l’Italie.
Les nouvelles plaques entreront en vigueur à partir du 1er janvier 2009, pour les véhicules neufs et la reprise des immatriculations des cyclomoteurs. Pour les voitures d’occasion, ce sera à partir du 1er mars.
La réforme concerne plus de 36 millions de conducteurs pour un parc d’environ 50 millions de véhicules immatriculés. Chaque année, près de 13 millions de cartes grises sont délivrées.
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Tout d’abord , il me semble que la raison essentielle de cette réforme est tout simplement que l’actuelle numérotation qui date de 1950 arrive à saturation, il fallait bien trouver un autre système. La situation n’est pas nouvelle, on ne la découvre pas en 2008, il y a quand même plusieurs années que cette réforme était à l’étude.
Ensuite il est déjà prévu une référence locale facultative. sur les plaques . Heureusement qu’elle est facultative ! nous sommes en démocratie et chacun doit être libre de l’apposer ou non. De plus, il s’agira d’un numéro à vie pour le véhicule, donc en cas de déménagement pas de nouvelle carte grise.
Finalementl les députés du collectif se focalisent uniquement sur la conservation des plaques et ne parlent pas de l’aspect essentiel de cette réforme qui risque pourtant d’avoir de lourdes conséquences pour nous les usagers.
En effet , silence total sur le rôle des préfectures, donc de l’Etat, qui disparait pratiquement au profit du CNPA (garagistes, concessionnaires etc..) partenaire privé privilégié de ce nouveau système . Nous irons donc chez un garagiste qui s’occupera des démarches d’immatriculation. Oui, pourquoi pas
Mais le CNPA a obtenu gain de cause sur plusieurs revendications pour limiter au maximum les contraintes des professionnels :
Possibilité pour les professionnels de facturer librement leur prestation au client ;
-Limitation de la responsabilité des professionnels à la vérification de la présence des pièces justificatives nécessaires et à leur transcription correcte. Responsabilité des professionnels non engagée si l’usager produit de faux documents ( avec risque d’augmentation des trafics de véhicules nationaux et internationaux )
- Possibilité d’être acteur dans les opérations de reprise du parc : transfert des véhicules immatriculés dans le FNI vers le SIV.
Quelles seront les contraintes justement des professionnels ? j’espère que les députés examinent actuellement avec la plus grande attention les conventions d’habilitation et d’ agrèments actuellement en cours et les dispositions législatives qu’ils adopteront.
Je ne mets pas en doute l’honnêteté et le sérieux des professionnels de l’automobile; Mais comme dans toute profession, il y a une minorité d’entre eux qui saura profiter de la situation.
J’avoue que personnellement je suis plus inquiète sur la possibilité offerte aux professionnels d’appliquer les tarifs qu’ils veulent et sur le dégagement de leurs responsabilités qu’à la présence ou non du numéro de mon département sur ma plaque.
Merci Messieurs les députés du collectif de vous pencher sur le traitement que nous réserve le CNPA.
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On veut une fois de plus effacer le rôle de l’état en transférant son travail et le marché juteux au privé..ça suffir ça, y en a amrre d’engraisser le privé . Et en même temps on efface les départements, le citoyen (rabaissé au rang de consommateur ) raqque et l’état se désengage..ça suffit tout ça..L’état doit faire son travail, contrôler et surtout avoir un repére sur la provenace géographique du véhicule (N° de département) est utile pour les autres conducteurs, la police…pour tout le monde…ce n’est pas que décoratif
C’est bien dit !! luc Tous les Français vont continuer à se battre pour garder les numéros de départements sur leur plaque d’immatriculation.