70 Haute-Saône – Michel Raison mobilise les Haut-saônois


«Ce n’est pas une question d’archaïsme», se défend le parlementaire haut-saônois UMP, « mais je pense qu’il est utile de se rattacher à ses racines, d’autant plus dans ce monde d’uniformisation et de banalisation». Soulignant au passage la dimension pédagogique de la chose. Qui n’a pas joué, en effet, à deviner le nom des départements se cachant derrière un numéro d’immatriculation sur la route des vacances ? «Voilà qui permet d’enrichir les connaissances de chacun, de faire un peu de géographie», insiste cet élu d’un département rural qui se bat pour son identité. «Peu sont déjà capables de localiser la Haute-Saône. Lorsque les numéros auront disparu, ce sera pire». Aux yeux de Michel Raison, le 70 (pour la Haute-Saône) relève du «repère de proximité». Un élément du patrimoine valable pour son département comme pour tous les autres.
A l’image des «77» en région parisienne, les «70» sont raillés en Franche-Comté et certains verraient plutôt d’un bon oeil la disparition de cette étiquette de «bouseux» collant à leur plaque de voiture dès lors qu’ils ont dépassé la frontière de leur département. «On n’a pas à se cacher, surtout pas parce que certains ont tendance à nous mépriser. « A nous de bonifier notre image». Pour autant, s’il milite pour conserver l’identité départementale sur les plaques minéralogiques, le député-maire de Luxeuil n’entrera pas dans la bataille visant à défendre le département dans ses limites administratives. Il se dit «plutôt d’accord» avec leur suppression.
Sébastien MICHAUX
Edition du Doubs / 4 juin 2008
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gardons notre n° d’immatriculation, gardons notre identité, ne fuyons pas nos origines ni nos regions et encore moins notre departement.