La Provence : Jamais sans mon département / Plaques d’immatriculation : “On a gagné notre combat contre les Parisiens”
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Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, a ardemment défendu la place du numéro de département sur le nouveau système d’immatriculation des véhicules.
Les nouvelles plaques d’immatriculation entrent en vigueur à partir de demain pour toute voiture ou moto neuve, avec l’installation du système d’immatriculation des véhicules (SIV), leur attribuant un numéro à vie. Constituées de blocs de deux lettres, trois chiffres, le tout séparé par un tiret, ces plaques conservent, à droite, le numéro de département sous le logo de sa région.
A l’époque où le gouvernement comptait purement et simplement supprimer ce numéro cher aux Français, Richard Mallié, député de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône, a fondé le collectif “Jamais sans mon département” rejoint par 203 parlementaires de tous bords. Il a été entendu puisque le ministère de l’Intérieur laisse désormais aux automobilistes le libre choix de leur numéro de département. Retour sur“une victoire” avec l’intéressé.
- Les nouvelles plaques d’immatriculation entrent en vigueur à partir de demain, avec le numéro de département. Une victoire pour vous ?
Richard Mallié : Oui, bien sur ! C’était le choix de plus de deux Français sur trois. C’est un argument de racine, d’attachement à un territoire. Nous nous sommes battus, à 203, contre une administration autiste pendant des semaines. Finalement, Michèle Alliot-Marie a dit qu’elle comprenait nos préoccupations et nous a donné raison sur le caractère obligatoire des numéros de département. Malheureusement, à cause des Parisiens, elle ne nous a pas donné raison sur le numéro de résidence. Il faudra s’en contenter… Mais nous avons tout de même gagné notre combat.
- Pour vous, la possibilité de choisir son numéro de département n’est pas une bonne mesure ?
R.M. : Elle va surtout être très difficile à gérer pour les concessionnaires. Je ne comprends pas l’intérêt de changer, jusqu’à présent cela fonctionnait très bien en imposant le département de résidence du conducteur. Encore une fois, c’est une position de Parisiens : je pense qu’ils vont souvent choisir un autre numéro que ceux de l’Ile-de-France. On ne retrouvera pas cette attitude chez les provinciaux, ou alors chez une infime minorité…
- A l’heure de l’Europe et de la mondialisation, conserver le numéro de département, n’est-ce pas un combat d’arrière-garde ? Un moyen de raviver les particularisme locaux ?
R.M. : Mais pourquoi donc ? Moi je suis fier d’être bucho-rhodanien ! Comme mes voisins sont fiers d’être varois ou alpins. Les gens ont besoin d’un territoire de proximité. La région, c’est inconnu, ce n’est pas dans les moeurs. Le département, oui, on y est accroché. Prenez le code postal, on met le numéro de département, et on n’est pas prêt de l’enlever. Et puis, la querelle de clocher, c’est marrant ! Je ne vois pas quel problème cela pourrait poser, sauf pendant les matches OM-PSG. Mais bon, il n’y en a que deux par an…
Propos recueillis par Anthony Jammot
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