Le Figaro : La “guerre” des plaques d’immatriculation continue

Les députés UMP Marc Bernier et Richard Mallié présentent un nouveau modèle de plaque, jeudi à l'Assemblée.
Les députés UMP Marc Bernier et Richard Mallié présentent un nouveau modèle de plaque, jeudi à l’Assemblée. Crédits photo : AFP

Opposé au nouveau modèle d’immatriculation, prévu pour 2009, un collectif d’élus a présenté un modèle de plaque alternatif avec numéro de département obligatoire. «Opération purement médiatique», rétorque le ministère de l’Intérieur.

«Jamais sans mon département» ne désarme pas. Rassemblant quelques 200 parlementaires, de tous horizons politiques, opposés à une disparition du numéro des départements sur les futures plaques minéralogiques, le collectif a présenté jeudi à l’Assemblée nationale un modèle de plaque avec inscription, obligatoire, d’un numéro de département. Un modèle qu’il décrit comme compatible avec le nouveau modèle d’immatriculation que le gouvernement souhaite mettre en place progressivement à partir de janvier 2009, arguant de la prochaine saturation de l’actuel système. D’après le projet gouvernemental, chaque véhicule se verra attribuer un numéro «à vie» et la mention du département, en vigueur depuis 1950, deviendra facultative.

La plaque proposée par les députés UMP Richard Mallié et Marc Bernier reprend la présentation imaginée par le gouvernement : deux lettres, trois chiffres, deux lettres auxquels est ajoutée, l’inscription, en grand format et obligatoire, du numéro de département, à droite de la plaque. Le logo régional facultatif disparaissant. Pour Richard Mallié, il ne s’agit pas de remettre en cause la nouvelle immatriculation mais obtenir que le numéro du département figure, obligatoirement et de façon très lisible, sur le côté droit des plaques. Le numéro inscrit pourrait être celui du département dans lequel vit le propriétaire du véhicule, soit un département auquel il est attaché. Si cette proposition n’est pas nouvelle dans la bouche des membres du collectif, c’est la première fois qu’elle est ainsi matérialisée.

«Il faut donner la parole aux politiques», a soutenu devant la presse Richard Mallié, qui compte maintenir «la pression sur les technocrates et la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie» avant la publication du décret rendant obligatoire les nouvelles plaques minéralogiques. Selon lui Michèle Alliot-Marie, elle même élue locale, «est sensible» à la question. La proposition du collectif lui a d’ailleurs été adressée, a précisé Richard Mallié.

MAM fixe ses conditions

«Opération purement médiatique», répond le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Gérard Gachet, interrogé par lefigaro.fr. Il rappelle que Richard Mallié a rencontré Michèle Alliot-Marie le mardi 22 juillet. «Sa proposition a engendré deux réactions. D’abord, ces protestations sont un peu tardives s’agissant d’un projet qui date de 2005. Ensuite, pour des gens qui se disent attachés aux particularismes régionaux, il me semble étonnant de faire ainsi ’sauter’ le logo régional», explique Gérard Gachet. La ministre de l’Intérieur se serait cependant montrée disposée à «bouger» sur le sujet à deux conditions : que l’intégralité des présidents de région apportent leur consentement aux propositions du collectif «Jamais sans mon département», d’une part ; et que ce dernier obtienne l’accord des fabriquants de plaques.

Alors que selon un récent sondage Ifop, 71 % des Français souhaitent le maintien du numéro du département, le porte-parole de Michèle Alliot-Marie affirme disposer d’études prouvant que cette tendance est en train de s’inverser. Des études que la place Beauvau pourrait dévoiler à la rentrée.


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Commentaires

  • Erwan_De_Keryann dit :

    Peut-être à coté (de la plaque) ?
    J’ai déjà soumis un commentaire sur le site : http://www.jamaissansmondepartement.fr/
    ce qui peut-être n’est pas le bon endroit, c’est pourquoi, je réitère ici. J’espère que vous ne vous focaliserez pas sur la forme donnée à mon propos, mais sur le fond, à savoir qu’est-ce qui est prioritaire, par avance, merci.
    Question d’actualité, savez-vous pourquoi en France, les trains roulent toujours à gauche (station Nation vers Marne la vallée les RER arrivent de la droite) alors que les rames de métro roulent à droite (sur le quai les rames arrivent de la gauche vers la droite), réponse parce que les premières locomotives à vapeur construites en angletterre, étaient conduites par des “chauffeurs” et mécaniciens anglais, et pour ne pas les “dépayser” on avait gardé leurs habitudes.
    Résultat un siècle plus tard on circule toujours à “gauche” à la SNCF ce qui fait que le réseau de la RATP ne peut être emprunté par la SNCF et réciproquement (vous avez dit “figé”, non cela doit être une erreur).
    Enfin soyons sérieux “à quoi sert une plaque d’immatriculation” , à identifier qui ou plutôt quoi, le véhicule ou le propriétaire, car le système n’est pas symétrique, si la plaque (même carence avec le nouveau système qui sera mis en place le 1er janvier 2009) permet bien d’identifier le propriétaire d’un véhicule, la réciprocité n’est toujours pas vraie.
    Lorsqu’un véhicule est volé retrouver ce véhicule grâce à sa plaque d’immatriculation est une “illusion”.
    Le délit d’usurpation de plaque d’immatriculation de véhicule, de plus en plus fréquent et qui augmentera à l’avenir (voir les articles dans la presse) est-il pris en compte par les “élus” parlementaires ou autres, un véhicule volé est recherché par sa plaque d’immatriculation (voir le système LAPI), si on substitue la plaque d’immatriculation que se passe t il, la voiture volée circule sans aucun problème.
    La protection des personnes et des biens est de la responsabilité de l’état, dans quelle catégorie classez-vous les véhicules automobiles, ce ne serait pas un bien ?
    Quelle est donc pour vous votre “PRIORITE”, polémiquer sur la disparition du numéro de département avec le nouveau système de plaque minéralogique (ce qui n’est pas certains) ou agir pour qu’enfin on puisse identifier un véhicule de manière “UNIVOQUE” rendant ainsi la substitution de plaque impossible.
    Des solutions existent, sans pour autant qu’elles soient coûteuses, encore faudrait-il en avoir la volonté, c’est à dire en tant qu’élu se sentir responsable, ce qui à vous lire ou écouter ne me semple pas être le cas.
    Je suis tout disposé à vous suivre dans votre démarche à la condition que l’on respecte les priorités, et la priorité numéro 1 est d’abord d’avoir un système “fiable”.
    En espérant que ma démarche sera comprise et prise en compte, je serai alors à vos cotés.

    Erwan_De_Keryann (EDK)

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