Journal de Saône et Loire : les défenseur des départements montent au créneau

Nouvelles plaques minéralogiques
Les défenseurs des départements montent au créneau

Le collectif parlementaire « Jamais sans mon département » a présenté jeudi à Paris le modèle de plaque minéralogique qu’il proposera à Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur.
Les technocrates du Ministère de l’Intérieur ont sans doute mis à côté de la plaque ! La décision d’imposer à partir du 1er janvier 2009 (et de mars 2009 pour les véhicules d’occasion) de nouvelles plaques d’immatriculation ne comportant plus forcément le numéro du département est en effet contestée par une majorité de Français. Selon un sondage Ifop publié par le magazine « Auto Plus », 71 % des personnes interrogées sont hostiles à la disparition du département sur les plaques d’immatriculation. 33 % déclarent être « très attachées » à ce mode d’identification.

Deux en S.-et-L.;
Le sujet, pour anecdotique qu’il puisse paraître, est devenu tellement sensible qu’il a motivé la création d’un collectif « Jamais sans mon département » composé de 203 parlementaires. Deux élus de Saône-et-Loire en sont membres : le sénateur René Beaumont (UMP) et le député Didier Mathus (PS, voir encadré). Car le projet ministériel a au moins ce mérite : il abolit les clivages partisans. « Il y a chez nous autant de parlementaires de droite que de gauche, des socialistes, des UMP, des PRG, des communistes… » explique Thomas Berettoni, assistant de Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, qui copréside le collectif avec Alain Vidalies (PS, Landes).
Jeudi, « Jamais sans mon département » a tenu à Paris une conférence de presse, pour présenter le modèle de plaque d’immatriculation qu’il compte proposer à la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie. Le numéro du département y figure bien sûr. Et en caractères très apparents.

Maintenir la pression;
« Cette nouvelle plaque permet de concilier la mise en place annoncée du nouveau système d’immatriculation (SIV) et le souci de conserver le numéro du département auquel les Français sont tant attachés » a exposé Richard Mallié. La proposition du collectif reprend l’architecture élaborée par le ministère : deux lettres, trois chiffres, deux lettres. Une numérotation attribuée à vie à chaque automobiliste. Mais elle y ajoute, sur la droite, le numéro du département en chiffres de même taille que les autres.
Le collectif a reçu le soutien de l’Assemblée des Départemements de France. Une quarantaine de Conseils généraux -mais, à ce jour, pas celui de la Saône-et-Loire- ont également voté des délibérations demandant le maintien de la référence au département.
D’après le projet gouvernemental, la mention du département deviendrait facultative. Les automobilistes pourraient cependant choisir de garder leur numéro (ou celui d’un département autre que le leur, auquel ils sont attachés…) mais surmonté du logo de la région correspondante. Donc, trop petit pour être facilement lisible.
« Il faut donner la parole aux politiques » a soutenu jeudi Richard Mallié, qui compte « maintenir la pression sur les technocrates et la ministre de l’Intérieur » avant la publication du décret rendant obligatoires les nouvelles plaques minéralogiques.
J.-Ph. C.

Le reportage photo :

Les plaques actuelles…
Les plaques actuelles…
... Et les futures, si le collectif obtient gain de cause
… Et les futures, si le collectif obtient gain de cause
La proposition de « Jamais sans mon département » a été présentée à l'Assemblée Nationale
La proposition de « Jamais sans mon département » a été présentée à l’Assemblée Nationale

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