Loire : Jamais sans mon “42″ avec Régis Juanico et Bernard Bonne
Deux Français sur trois opposés à la réforme des plaques d’immatriculation
Je fais partie du collectif “Jamais sans mon département” regroupant 180 parlementaires toutes tendances confondues qui se battent contre la disparition de la mention du département sur les plaques d’immatriculation des véhicules.
L’objectif du collectif est simple : demander une solution alternative afin que la réforme du système d’immatriculation des véhicules (SIV) puisse se poursuivre tout en maintenant systématiquement le numéro de département sur les plaques de façon aussi visible qu’avant sur nos véhicules.
Selon un sondage IFOP de mai 2008 et un autre de CSA de juin 2008, sept Français sur dix se déclarent opposés au projet du gouvernement.
A compter du 1er janvier 2009, la réforme du système d’immatriculation des véhicules français, basée sur une identification unique attribuée à vie au véhicule en circulation, va entrainer la fin de l’affichage systématique du département de rattachement sur la plaque, en laissant toutefois la faculté d’y apposer une simple référence locale.
Cette référence serait à la fois départementale, sous la forme du numéro actuel du département, et régionale, sous la forme d’un logo proposé par chaque conseil régional, arrêté officiellement par l’Etat et elle apparaîtra sur un emplacement situé sur la partie droite de la plaque, symétriquement à l’identifiant européen.
Or, le numéro départemental actuel 42 représente une partie de l’identité culturelle et institutionnelle de la Loire, décliné sous diverses formes, dont au premier chef, par les raisons sociales d’entreprises ligériennes ou la dénomination de nombreuses associations (sportives comme l’ASSE ou autres…!).
Chaque véhicule est un ambassadeur de la Loire hors du département et la plaque minéralogique actuelle renforce ainsi l’action du Conseil Général en terme d’image et d’identification.
La réforme à venir des plaques minéralogiques, en supprimant les signes distinctifs de chaque département, va ainsi affaiblir le sentiment d’appartenance aux dits départements. Elle aura pour conséquence d’atténuer la réalité des départements aux yeux des citoyens et de contribuer, elle aussi, dans l’inconscient collectif, à une remise en cause de l’appartenance à un département en tant que collectivité de proximité.
Ainsi, en continuité avec l’action promotionnelle de la Loire conduite jusqu’à présent par le Conseil Général, il serait souhaitable et nécessaire que la mise en place des nouvelles plaques d’immatriculation rende obligatoire la mention pour l’instant facultative du numéro de département.
Bernard Bonne: «Nous sommes déterminés à défendre le 42»
Soutenez-vous le collectif « jamais sans mon département », qui rassemble des députés opposés à la suppression du numéro du département sur les plaques d’immatriculation?
Oui. Je comprends leur démarche et ils ont raison. Ils ont d’ailleurs le soutien de plusieurs conseils généraux dont celui de la Loire. Nous avons été les premiers à voter un voeu en séance du conseil général
pour nous opposer à cette disparition du numéro du département.
Y avait-il urgence pour que le gouvernement s’attaque à ce dossier?
Je ne le pense pas. Mais il a été poussé par l’Europe. Je ne suis pas contre d’attribuer à vie un numéro à chaque véhicule, mais je ne vois pas pourquoi le numéro du département deviendrait facultatif. De plus,
si l’on en croit les sondages, une très large majorité de la population est favorable au maintien du numéro du département.
Sur les nouvelles plaques présentées par le ministère de l’Intérieur, il y aura la possibilité d’inscrire le numéro du département. Cela doit vous convenir?
S’il faut prendre des jumelles pour le lire ça ne sert à rien. Le numéro doit être lisible et obligatoire, car il est le symbole de l’appartenance à un territoire précis. Il permet d’être reconnu à l’extérieur de son propre département.
Des actions en faveur du maintien du 42?
Absolument. Nous allons axer notre communication sur le 42, qui nous situe parfois mieux que la Loire. Nous allons montrer notre attachement très fort au 42, en mettant, dès la rentrée, à disposition des Ligériens des autocollants sur lesquels figurera le numéro de notre département. Il sera distribué gratuitement notamment au moment de la foire de Saint-Étienne et lors de l’envoi de Loire Magazine. Cet
autocollant de couleur vert pourra être apposé à l’arrière des véhicules.
Par ailleurs, lors de toutes les campagnes de communication du conseil général nous ferons apparaître le numéro 42. Nous sommes déterminés à défendre le 42.
Croyez-vous au succès de telles opérations?
Bien sûr. Cet autocollant sur les voitures montrera combien la population est attachée à son département.
Propos recueillis par Dominique Goubatian
You must be connecté pour poster des commentaires
Je soutiens votre démarche.
Merci de tout faire pour sauver les départements.
Bon courage