15 - Cantal - 3 questions à Vincent DESCOEUR, député et Président du Conseil Général
1‘ En tant que Président du Conseil Général du Cantal, vous avez choisi de miser sur le symbole du 15 dans la communication institutionnelle de votre département. Aujourd’hui, la réforme du système des plaques minéralogiques semble avoir oublié l’importance de la présence du numéro du département sur les plaques minéralogiques. Quel est votre sentiment sur cette petite révolution ?
La disparition programmée du numéro des départements sur les plaques minéralogiques me contrarie, ce d’autant plus que – même si je peux entendre les raisons pratiques de cette évolution – à aucun moment nous n’avons été consultés sur l’opportunité ni même la possibilité de concilier une nouvelle numérotation adoptée par nos voisins européens et le souhait de voir perdurer l’identification du département. L’attachement à ce numéro est pour une part irrationnelle mais je suis convaincu qu’une grande majorité des habitants du Cantal sont attachés à ce numéro 15, signe de reconnaissance pour qui se déplace. Symbole fort d’une appartenance à notre département, il fait en quelque sorte partie de notre patrimoine. C’est à n’en pas douter un excellent moyen – et actuellement le seul – d’identifier les départements que l’on traverse lors d’un déplacement dans l’Hexagone.
L’identification de l’origine géographique d’un véhicule présente d’autre part un réel intérêt en terme de sécurité routière lorsqu’il s’agit de signaler un véhicule, même aperçu brièvement, mais aussi en terme de sécurité du territoire lorsqu’il peut être utile de demander à la population d’être attentive etde repérer un véhicule suspect. Et puis, comme vous le soulignez, plusieurs départements ont fait le choix de communiquer autour de ce numéro. C’est le cas du Cantal, qui a orchestré plusieurs campagnes de communication radio autour du 15 et de la référence au rugby, très présent chez nous, et à ses valeurs. Des entreprises ont elles aussi misé sur la capacité à retenir des abréviations ou numéros d’appel associant le nombre 15.
Enfin, la proposition de pouvoir afficher de manière facultative le numéro du département est incohérente tant sur le fond que sur la forme, puisqu’il serait introduit – ce qui me paraît ridicule – la possibilité de choisir le département mentionné sur la plaque, qui ne serait alors pas obligatoirement celui de
résidence.
Quant à l’affichage prévu du logo régional, au-delà de sa taille qui le rendrait quasiment illisible, il présente peu ou pas d’intérêt au motif que ces logos sont de toute évidence méconnus au-delà des limites administratives de la région concernée. Peut-être serait-il plus judicieux tout simplement de laisser à chacun des départements l’initiative de faire des propositions pour profiter de l’espace disponible sur la plaque.
2 ‘ Pensez-vous que la disparition du numéro de département soit la première application déguisée du rapport Attali ?
Objectivement, je ne pense pas qu’il y ait de lien entre ce projet et la proposition du rapport Attali, que je qualifierais de farfelue. A contrario, votre question m’interpelle car il me paraîtrait préjudiciable que ce soit l’interprétation qui puisse en être faite.
3‘ Pourriez-vous partager avec nos lecteurs une anecdote de votre enfance ou de votre adolescence autour de la plaque d’immatriculation “15″ ?
Aucune anecdote particulière ne me vient à l’esprit, mais comme chacune et chacun, j’ai souvenir que l’identification de l’origine des véhicules croisés a ponctué les trop longs trajets sur la route des vacances.
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Nous sommes fiers de notre 15. 15 est forcément lié au Cantal et au XV Cantalou (Stade Aurillacois). Alors il est hors de question que l’on nous supprime notre numéro de département! 15 en force sans oublier le logo CANTAL Auvergne!!
Je vis dans le 63 mais originaire du Cantal : je m’oppose totalement à la disparition du numéro de département. C’est avec beaucoup de regret que j’ai du enlever mon 15 suite à mon déménagement alors cette nouvelle loi est encore plus dure à avaler!!!! vive le Cantal
non a la suppression du numéro de département!
Nous avons déjà perdu notre identité en tant que citoyens et maintenant notre département demandé a un habitant de la martinique si il est français sa 1ére réponse seras Martiniquais et ensuite français et bien la vous avez la réponse .Donc le département doit figurer sur les plaques donc le notre 15.Sans oublier le logo CANTAL
Quand j’étais petite, je craignais beaucoup la voiture, alors mes parents ont eu l’idée de me donner 1 petite carte regroupant tous les départements et au fur a mesure que l’on voyait 1 plaque je recherchais d’ou ils venaient…. et en grandissant je n’avait plus cette petite carte, mais 1 feuille ou je m’étais des barres a coté du département concerné des que l’on croisés des voitures… et tres tôt je connaissais par coeur les départements, les régions et certaines villes ainsi que leur situation dans la France….
Et combien d’entres nous quand ils regardent une plaque se disent ” ils ont encore de la route pour rentrer chez eux”, ” ah ceux ci ils partent en vacances ” et ceux là ” ils reviennent de vacances ” ……
Alors non pour que l’on supprime les numéros des départements sur les plaques, chacun est fier de son département et à envie de le montrer er de se faire différencier par celui ci, et surtout on veut continuer à dire quand les enfants disent on est bientôt arriver, ” regarde la voiture c’est quel département……”
J’ai oublié je suis du 63
J’ai dù m’éloigner de mon département (le 15) pendant 6 ans avec quelques regrets et pendant cette période j’étais toujours très contente de voir un véhicule immatriculé 15 et parfois d’échanger quelques mots avec les cantaliens de passage.
Lorsque je corresponds sur internet je n’oublie jamais de préciser que je suis du 15 ( j’ai d’ailleurs mis l’indicatif 15 dans mon pseudo) .
Bien sùr mes enfants, comme beaucoup je pense, ont essayé durant nos voyages en voiture de découvrir le nom du département correspondant au numéro d’immatriculation des véhicules croisés.
Alors 2 chiffres sur un véhicule c’est pas grand chose mais cela peut représenter beaucoup
Tout d’abord un commentaire sur la réponse à la 3ème question : plus jeune que Monsieur le Président du Conseil Général, mais d’une origine sociale plus modeste, je n’ai connu la route des vacances qu’après mon entrée dans la vie professionnelle et les plus longues routes se limitaient à une incursion dans les départements les plus limitrophes de la partie du Cantal dans laquelle nous résidions.
“Exilé” à Paris, je rêvais de retrouver le Puy Mary et ses environs.
Postier formé il y a quelques dizaines d’années, à la vue d’un numéro de département je l’identifie et le localise instantanément.
Si j’ai très longtemps fait partie des “imbéciles heureux qui sont nés quelque part”, ce n’est plus le cas depuis récemment. Les communautés de pensée et de comportement sont, je pense, plus sociales que géographiques.
En bref, autant la disparition du numéro de département m’aurait gêné il y a quelque temps, autant elle me laisse indifférent maintenant. J’ai de plus en plus de mal à me sentir appartenir à une communauté quelle qu’elle soit, l’intérêt en étant le ciment essentiel.
Bonjour!
moi je pense que pour des raisons de sécurité aussi c intéressant de connaitre les gens devan
On fait plus attention si on voie que c un “touriste” on se dit qu’il ne connait pas bien les virages et qu’a tout moment il peu s’ arrêter n’importe ou pour prendre une photo ou pour demander sa route!