l’ADF, Assemblée des Départements de France, soutient “Jamais sans mon département”

Interview de Claudy LEBRETON

Président de l’Assemblée des Départements de France

  1. Vous avez récemment écrit à l’ensemble des Présidents des Conseils généraux au sujet du système d’immatriculation des véhicules, quel a été le message principal que vous avez souhaité leur faire passer ?

Il faut préciser que les conseils généraux sont mobilisés sur ce dossier depuis plusieurs mois. De nombreux Présidents de Conseils généraux m’ont écrit depuis 2007 pour s’insurger contre le nouveau dispositif.

La position de l’ADF sur ce sujet est claire : si nous ne sommes pas opposés aux principes de la réforme, qui permet une modernisation nécessaire du système d’immatriculation des véhicules, nous regrettons vivement que la mention du département ne soit plus obligatoire.

Dans ce cadre, l’objectif du courrier que nous avons adressé à l’ensemble des Présidents, le 26 juin dernier, était d’informer du soutien que notre association apporte au collectif « Jamais sans mon département », de réaffirmer notre position et surtout de demander à l’ensemble des départements de nous présenter leurs initiatives en la matière, pour les relayer auprès des pouvoirs publics.

Aujourd’hui la moitié des départements, indépendamment de leur couleur politique, a engagé des démarches pour sensibiliser le gouvernement à cette préoccupation et pour alerter leurs relais locaux d’information.

  1. Que représente pour le Président de Conseil général, le numéro de département ?

Nos concitoyens estiment que le numéro de département est un élément fort de l’identité de leur territoire. Comme le confirment de nombreux sondages, ils y sont très attachés (sept Français sur dix regrettent que le numéro du département ne soit plus obligatoire sur les plaques d’immatriculation).

Les Présidents de Conseils généraux, en tant qu’élus de leur territoire, sont naturellement sensibles à cette revendication. Ceci explique l’implication de la très grande majorité des présidents à travers l’adoption de motions ou de vœux, tous votés à l’unanimité, au-delà des différentes appréciations politiques.

D’ailleurs, à l’heure où la reconnaissance des langues régionales vient d’être inscrite dans la Constitution, on peut regretter la contradiction du gouvernement à vouloir supprimer l’indication du numéro des départements dans le nouveau système d’immatriculation des véhicules.

  1. En tant que Président de l’Assemblée des Départements de France, vous devez connaître parfaitement l’ensemble des numéros de départements, quels sont les 3 numéros de départements auxquels vous êtes le plus attaché et pourquoi ?

Le 22 : les Côtes d’Armor car c’est le numéro du département où je vis et que j’ai l’honneur de présider.

Le 72, la Sarthe, le numéro du département où je suis né.

Et comment pourrait-il en être autrement, tous les numéros de 01 à 976 car, en tant que Président de l’ADF, je représente l’ensemble des départements et je les apprécie tous même si j’ai un petit faible, il faut le dire, pour le 11 et le 75, les départements de l’Aude et de l’ancienne Seine devenue Paris.